La force du Moleskine, dimanche, juin 1 2008.

Moleskine. Ceux qui savent ce que c'est, peuvent comprendre l'incroyable attachement des gens à cet objet. Il y a encore un mois et demi, je ne connaissais pas le mot, et j'ignorais même son existence. Et voilà que je suis aujourd'hui un de ces fanatiques utilisateurs.
Définition Le Moleskine, c'est un calepin, un bout de papier, un journal. Rien de plus. Mais quel calepin ! Chaque Moleskine est caractérisé par une couverture en carton recouverte d'une fine toile, avec une bande élastique pour maintenir le carnet fermé et une tranche cousue qui permet de le maintenir à plat lorsqu'il est ouvert.. Il en existe différentes formes, adaptées au besoin de chacun : pour les écrivains, les peintres, les griboulleurs, les sérieux,... Historiquement, le Moleskine est connu pour avoir été utilisé par Picasso, Matisse et Heminghway, entre autres. En 1986, le fabriquant originel (provenant de Tours en France) meurt, et le célèbre cahier disparaît.... pour réapparaître 10 ans plus tard. En 1996, la société italienne Modo & Modo en dépose la marque déposée, le commercialise, et fait assez de PR pour lui faire connaître le succès qu'il mérite. Et je dois dire qu'au sein de la communauté "créative", le Moleskine est une relique précieuse.
L'incroyable engouement Bien qu'il ne s'agisse que d'un morceau de papier, le Moleskine connaît un succès incroyable dans les milieux créatifs. L'objet fait même la cible d'une communauté sur le web (myDetour), où les gens y montrent leur dessin, schéma, annotations (à visiter sur myDetour Gallery). Je vous invite à y faire un tour, certains sont vraiment magnifiques. Finalement, le Moleskine, c'est la remise au goût du jour du journal intime. On y note ses idées, on gribouille dès qu'on a le temps, on se prend à en caresser la couverture avec un sentiment tout paternel. Il faut vraiment en posséder un pour comprendre l'effet qu'il procure. Chaque Moleskine est unique, parce qu'il traverse le temps avec son propriétaire; parce qu'on passe tellement de temps avec, dans nos voyages, dans notre sac, dans les réunions, qu'on le personnalise petit à petit en collant post-it sur post-it, en ajoutant des autocollants.
Conclusion Pour conclure, la société Modo & Modo a réussi à prendre un objet somme toute assez banal, et a réussi à le sublimer, à le rendre désirable. La leçon à retenir est que chaque objet peut devenir magnifique. Une des stratégies à adopter est peut être (c'est le gars qui n'y connaît rien qui dit ca) de produire un objet, le rendre utile et ensuite beau, et d'infiltrer le marché (peut être une niche ?) dans lequel on pense pouvoir le mieux le vendre. Ici, il s'agissait du monde des créatifs, et ca a marché. Si quelqu'un veut rajouter quelque chose à tout ce charabia, allez y.
1 | asbin (lundi, juin 2 2008 à 11:06)
2 | Régis (lundi, juin 2 2008 à 13:12)