Je lance ma série de la découverte des hommes exceptionnels, d'une manière ou d'une autre, et qui se distinguent de la masse par leur esprit entrepreneur, leur caractère, leur carrière, etc... Ecrire l'histoire de ces hommes et femmes sur ce blog me permettra de garder une trace, de voir ce qu'on pourra tirer de leur expérience pour essayer d'avancer.

Aujourd'hui, nous allons nous pencher sur Michael Diekmann, Président du Directoire du premier groupe d'assurance européen, Allianz. Sa carrière est vraiment atypique, comme vous pourrez le voir.

Après avoir galéré pour finir ces études de droit et de philosophie en 1982 à Göltingen, Allemagne, c'est à 29 ans que l'homme part au Canada pour passer son temps à faire du canoé, et rapidement devenir trappeur. Au bout de quelques mois il décide ensuite, avec son compagnon de route, de fonder une petite maison d'édition de guides pour trappeurs en herbe. 6 ans après, en 1988, l'aventure s'arrête lorsque son partenaire part en Afrique du Sud vivre sa vie. Michael Diekmann doit alors reprendre une vie plus sérieuse et entre, à 34 ans, chez Allianz, comme assistant de direction à Hambourg. Sa carrière est alors fulgurante. En un an, grâce à son incroyable talent de commercial, il passe directeur commercial de l'antenne de Hambourg Harburg. L'année suivante, on lui confie la direction de l'antenne de Hannovre. En 1994, il dirige la plus importante succursale d'Allianz en Allemagne, celle de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. 3 ans plus tard, il est chargé par le Directoire de prendre la direction des opérations asiatiques, à Singapour, où il s'illustre par des manoeuvres osées telle que l'intégration des filiales asiatiques des AGF. Après un court passage, en 2003, aux Etats-Unis, il est promu Président du Directoire d'Allianz, soit 13 ans après son entrée dans le groupe et une vie de trappeur au Canada.

Quel est le secret de sa réussite ? D'abord, un formidable potentiel pour mener les hommes, un mélange de "compétence, de détermination et d'humanité". En termes d'organisation, il était "parfaitement organisé, précis et direct, le tout de façon très aimable". Enfin, par rapport à sa mutation à l'étranger, il "comprend très bien les différences culturelles d'un pays à l'autre".

Tout ceci me conforte dans l'idée que voyager au cours de sa vie, connaître un grand nombre de cultures, est un élément déterminant pour ceux qui désirent une carrière internationale.

Les informations et citations de cet article proviennent du journal Les Echos du 05.01.2006.