A propos de ce journal Ce journal traite d'idées d'entreprises, de bonnes pratiques web, de HTML et des raisons d'utiliser CSS3. Je me nomme Régis et j'ai réalisé, pour le moment, Alistof et TotalWireframe. D'autres projets suivront. Si vous souhaitez me contacter, .

Hello my name is E

Postmachina vient de lancer en version beta un produit que je trouve très intéressant, mais qui possède également une faiblesse majeure. Etudions le.

Présentation du produit

Hello my name is E permet de se passer de cartes de visite. Pour résumer, il s'agit d'un service et d'un produit qui donne la possibilité de s'échanger les informations personnelles (mauvaise traduction de "contact information") d'un simple geste. Mettez deux appareils ensemble côte à côté pendant une seconde et ils s'échangent leur informations de contact. Rentrez chez vous : l'appareil se connecte au site web, qui fait ensuite la mise à jour des contacts dans les différents réseaux sociaux (LinkedIn, Facebook, mySpace, Twitter, Digg, Youtube pour le moment). Fini la carte de visite.

Analyse

E fait parti des produits qu'on achète et qui ont ensuite une vie sur le net. Je fais tout de suite le lien avec Nike+, par exemple, qui permet d'analyser sur Internet les résultats des courses à pied qu'on vient de faire. E, de Postmachina, est un produit séduisant, bénéficiant d'un design sobre mais efficace. Il semble en exister plusieurs versions, mais elles semblent toutes pouvoir tenir dans la poche. A l'heure où des initiatives comme OpenSocial deviennent de plus en plus suivies par les grosses sociétés de l'internet, le produit sort au bon moment. En outre, ceux qui participent aux conférences savent de quoi je parle : les cartes de visites distribuées lors de ces évènements sont tellement nombreuses que la gestion manuelle des contacts devient très pénible. Le workflow habituel consiste d'ailleurs principalement à tout faire à la main : aller sur LinkedIn pour enregistrer le contact qu'on voit sur la carte de visite, chercher sur Google pour trouver l'adresse d'un blog perso ou le compte Twitter qui va bien. Faire ca pour un contact, ca va. Faire ca pour une vingtaine, ou plus, et le problème est bien réel. Avoir un appareil qui s'occupe de tout semble donc une solution idéale.

Oui mais...

Combien de personnes vont à des conférences ? Quel est le taux d'adoption potentiel pour ce genre de produits ? Bien que le produit (j'insiste) soit innovant et sexy, comment en faire la pub et comment faire en sorte que la masse l'adopte ? Enfin, et je vois ici le plus problème, E est une solution fort impersonnelle. Bien que le processus décrit avant soit contraignant (tout mettre à jour à la main), rien ne remplace une carte de visites. Une carte de visite, c'est l'âme de la personne/société/cabinet matérialisé sur un bout de papier. La typo utilisée, les couleurs, l'utilisation de l'espace, il y a des millions de choix possibles et chacun essaye de rivaliser d'originalité pour sa carte de visite. Comment alors remplacer son utilisation ? Peut être que E devrait avoir un petit écran digital permettant de restituer le logo et/ou la carte de visite en entier de la personne qu'on vient juste ... (je cherche le bon mot) d'ajouter à son carnet d'adresses par un simple geste.

Personnellement je trouve le concept génial, car terriblement innovant et pourtant si simple dans son idée et son exécution. Un produit à suivre, assurément. Et pour les fanatiques de print magnifiques, allez sur la galerie Flickr de la compagnie, ca vaut le coup.

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Idée : un magazine du Divx en ligne

C'est mercredi, c'est l'heure de donner des idées. J'aime le cinéma, j'aime les films mais j'ai deux défauts : je suis un peu radin et j'aime pas me déplacer. D'où mon intêret pour les fameux Divx. Mais encore, choisir un divx devient compliqué. Je procède en deux étapes : je me dirige vers des sites comme Fnac.com, Dvdrama pour regarder les sorties de DVD, puis je fonce sur Mininova pour chercher si le film est en Divx quelque part. Le cas échéant, je le prends.
L'idée du jour est de créer un site qui traiterait de "l'actualité du divx". Il couvrirait les sorties de la semaine, la qualité des différentes releases, la disponibilité en termes de langue, et fournirait en plus les liens des fichiers torrent appropriés. Bref, un vrai magazine du Divx. Allez, lachez vous : notez l'idée de 1 à 10.

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La force du Moleskine

Moleskine. Ceux qui savent ce que c'est, peuvent comprendre l'incroyable attachement des gens à cet objet. Il y a encore un mois et demi, je ne connaissais pas le mot, et j'ignorais même son existence. Et voilà que je suis aujourd'hui un de ces fanatiques utilisateurs.

Définition Le Moleskine, c'est un calepin, un bout de papier, un journal. Rien de plus. Mais quel calepin ! Chaque Moleskine est caractérisé par une couverture en carton recouverte d'une fine toile, avec une bande élastique pour maintenir le carnet fermé et une tranche cousue qui permet de le maintenir à plat lorsqu'il est ouvert.. Il en existe différentes formes, adaptées au besoin de chacun : pour les écrivains, les peintres, les griboulleurs, les sérieux,... Historiquement, le Moleskine est connu pour avoir été utilisé par Picasso, Matisse et Heminghway, entre autres. En 1986, le fabriquant originel (provenant de Tours en France) meurt, et le célèbre cahier disparaît.... pour réapparaître 10 ans plus tard. En 1996, la société italienne Modo & Modo en dépose la marque déposée, le commercialise, et fait assez de PR pour lui faire connaître le succès qu'il mérite. Et je dois dire qu'au sein de la communauté "créative", le Moleskine est une relique précieuse.

L'incroyable engouement Bien qu'il ne s'agisse que d'un morceau de papier, le Moleskine connaît un succès incroyable dans les milieux créatifs. L'objet fait même la cible d'une communauté sur le web (myDetour), où les gens y montrent leur dessin, schéma, annotations (à visiter sur myDetour Gallery). Je vous invite à y faire un tour, certains sont vraiment magnifiques. Finalement, le Moleskine, c'est la remise au goût du jour du journal intime. On y note ses idées, on gribouille dès qu'on a le temps, on se prend à en caresser la couverture avec un sentiment tout paternel. Il faut vraiment en posséder un pour comprendre l'effet qu'il procure. Chaque Moleskine est unique, parce qu'il traverse le temps avec son propriétaire; parce qu'on passe tellement de temps avec, dans nos voyages, dans notre sac, dans les réunions, qu'on le personnalise petit à petit en collant post-it sur post-it, en ajoutant des autocollants.

Conclusion Pour conclure, la société Modo & Modo a réussi à prendre un objet somme toute assez banal, et a réussi à le sublimer, à le rendre désirable. La leçon à retenir est que chaque objet peut devenir magnifique. Une des stratégies à adopter est peut être (c'est le gars qui n'y connaît rien qui dit ca) de produire un objet, le rendre utile et ensuite beau, et d'infiltrer le marché (peut être une niche ?) dans lequel on pense pouvoir le mieux le vendre. Ici, il s'agissait du monde des créatifs, et ca a marché. Si quelqu'un veut rajouter quelque chose à tout ce charabia, allez y.

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Idée : un CV amoureux

Je vais partager une idée avec vous aujourd'hui. Une petite idée qui pourrait être bien fun à développer. Il s'agit de créer un petit site, backupée par une application Facebook qui va bien, pour gérer son CV amoureux. Pour faire braire ma chérie, j'ai souvent comparer l'amour comme un job classique. Tu postules, tu te fais beau, tu mets tout tes atouts en avant, et au final, c'est l'autre qui choisit de prendre ou non le candidat, en fonction de la manière dont on a réussi à se vendre. L'idée, ici, c'est de faire une application qui permettrait de gérer son CV amoureux.

On remplirait ses informations personnelles, on mettrait les objectifs qu'on cherche à remplir, on indiquerait ses points forts, on parlerait de sa formation ("touche pipi pendant 3 mois en classe de 6ème"), on continuerait par ses expériences, et on finirait par ses hobbies. Le top serait une section indiquant ses "prétentions salariales". Ca me fait personnellement délirer. Mais peut être pas vous.

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BLANKBottle demande à ses clients de fixer le prix de ses articles

Le fondateur de BLANKBottle, viticulteur d'Afrique du Sud, vient de se livrer à une expérience intéressante, dans la lignée du dernier album de Radiohead. Il a envoyé une vingtaine de caisse de vins à ses clients fidèles, et leur a demandé de payer le prix auquel ils évaluent le vin. Les prix ont varié de 50 à 90 ZAR. Le marchand a ensuite décidé de mettre sur le marché ces bouteilles à 40 ZAR/pièce.

L'expérience est intéressante à plus d'un titre. En demandant à ses clients les plus fidèles de fixer le prix des articles qu'il leur vend, il est assuré d'avoir trouvé le bon rapport qualité/prix. Demander à ces clients de s'impliquer dans une décision aussi fondamentale pour son business ne lui assure pas seulement un renforcement de la loyauté de ces clients actuels. Cela lui assure de fabriquer un produit et de le vendre au prix attendu par les clients qui l'achèteront. Je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement avec Threadless ou sa copie francaise La Fraise, qui eux demandent à la communauté de leur donner ce qu'ils leur revendront ensuite. Mixer ces deux points pourrait donner un cocktail détonnant. A méditer.

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Blurb, le site qui imprime vos photos FlickR

Blurb est un de ces sites dont le principe est tout simple : il prend vos photos Flickr et en fait des tirages papiers, sous la forme de books. L'idée est simple, mais la réalisation et la qualité du site donnent envie d'essayer. Le site propose plusieurs types de book : mariage, portfolio, blog, ou photos, tout simplement. D'après les photos tirées du groupe sur Flickr, les books semblent être d'une grande qualité et les possibilités de personnalisation semblent être très poussées. Assurément quelque chose à essayer dans les jours prochains.

C'est peut-être ca, le "web 2", finalement. Construire un site (ici Flickr) qui permet à d'autres de faire de l'argent sur le service qu'ils proposent. Tout le monde est gagnant, dans ce cercle vertueux.

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Idiomag, le magazine avec que des trucs que vous aimez dedans

Un collègue vient de me faire découvrir Idiomag. Son concept est innovant et on se demande pourquoi on ne l'avait pas fait avant. Le site se base sur le profil musical de l'utilisateur (que ce soit Last.fm, Pandora, ou autre) et construit à la volée un magazine, type papier, basé uniquement sur les goûts musical de l'utilisateur.

L'intérêt est énorme : nous n'avons les actualités que des gens qu'on aime. Prenons exemple sur mon profil (au hasard) : Chemical Brothers étant l'artiste que j'écoute le plus en ce moment, il me met en première page l'actualité du dernier album de ces génies, avec photos, vidéos, commentaires,... Des actions sont possibles sur le côté droit du magazine, permettant de sauver l'article, de l'envoyer à des amis, de le mettre sur Facebook. Autant d'options qui m'apparaissent finalement bien superflues, voire inutiles.

Une belle expérience à découvrir, donc. En revanche, je me demande comment ils vont me donner envie de revenir sur le site une fois que j'aurais dévoré leur premier magazine. Chouette, donc, mais d'une utilisation tout de même assez limitée. Le site illustre tout de même l'intérêt de réutiliser des données de sites existants, en les ré-exploitant de manière intelligente.

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