A propos de ce journal Ce journal traite des éléments suivants : entreprenariat, stratégie d'entreprise, marketing, arts graphiques. Que des domaines où je n'y connais rien et dont j'ai soif d'en savoir davantage. De ce fait, je vous invite à ne donner aucun crédit à ce que je pourrais raconter.

A propos de l'auteur Régis, 26 ans. Si vous souhaitez en savoir plus, .

mercredi, août 6 2008

Idée : un Twitter culturel

Je crois depuis longtemps que le scrobbling deviendra de plus en plus important au fur et à mesure des mois qui passent. On arrivera à un scrobbling complet de sa vie, sur le net. J'ai pleins d'idées sur ce sujet et je veux vous en révéler une aujourd'hui. Les autres viendront peut être plus tard, et sont beaucoup plus sérieuses.

Twitter, tout le monde connaît. Il s'agit de dire des bouts de phrase de 140 caractères max pour dire au monde à quel point sa vie est géniale. Je propose le Twitter de la culture, ou comment garder trace de toute son activité culturelle, au fil du temps.

J'explique le concept. A chaque fois qu'on regarde un film, qu'on finit un livre, un épisode de sa série fétiche, qu'on écoute le dernier podcast d'Eric et Ramzy (en ont-ils un au fait ?) ou qu'on a vu un musée, on passe par Twitter pour le noter, en préfixant le post par #[élément culturel]. En pratique, quand on vient de voir le dernier Will Smith, on écrit dans son twitter : "#movie Hancock 1/10". C'est tout, rien de plus. Les autres tags seraient #book, #serie, #music, etc...

Ensuite, la page de ce Twitter culturel permettrait une chose simple : on entre le username d'un compte twitter, et le site cherche toute l'activité culturelle de cette personne sur Twitter au moyen de l'API Summize. On trie les résultats par catégories Films, Séries, bouquins... et on affiche le tout dans des graphiques en flash tout jolis. A la fin, on offre donc quelque chose à forte valeur ajoutée pour l'utilisateur : il peut mesurer très précisément le nombre de films qu'il a vu pendant les 6 derniers mois (on peut indiquer n'importe quelle échelle de temps) ou combien de temps il a passé à mater des séries. Tout serait super bien classées et on permettrait de créer n'importe quelles statistiques.

Par extension, le top serait que des sites comme Flixster crée une entrée dans notre Twitter, en utilisant ce formattage, quand on note un film (ainsi que tous les autres sites dit web 2, qui permettent de mesurer une activité culturelle : LibraryThings pour les bouquins, par exemple).
Je voulais développer cette idée, mais comme d'habitude j'ai eu la flemme, donc je la partage pour connaître votre avis.

mardi, juillet 1 2008

Hello my name is E

Postmachina vient de lancer en version beta un produit que je trouve très intéressant, mais qui possède également une faiblesse majeure. Etudions le.

Présentation du produit

Hello my name is E permet de se passer de cartes de visite. Pour résumer, il s'agit d'un service et d'un produit qui donne la possibilité de s'échanger les informations personnelles (mauvaise traduction de "contact information") d'un simple geste. Mettez deux appareils ensemble côte à côté pendant une seconde et ils s'échangent leur informations de contact. Rentrez chez vous : l'appareil se connecte au site web, qui fait ensuite la mise à jour des contacts dans les différents réseaux sociaux (LinkedIn, Facebook, mySpace, Twitter, Digg, Youtube pour le moment). Fini la carte de visite.

Analyse

E fait parti des produits qu'on achète et qui ont ensuite une vie sur le net. Je fais tout de suite le lien avec Nike+, par exemple, qui permet d'analyser sur Internet les résultats des courses à pied qu'on vient de faire. E, de Postmachina, est un produit séduisant, bénéficiant d'un design sobre mais efficace. Il semble en exister plusieurs versions, mais elles semblent toutes pouvoir tenir dans la poche. A l'heure où des initiatives comme OpenSocial deviennent de plus en plus suivies par les grosses sociétés de l'internet, le produit sort au bon moment. En outre, ceux qui participent aux conférences savent de quoi je parle : les cartes de visites distribuées lors de ces évènements sont tellement nombreuses que la gestion manuelle des contacts devient très pénible. Le workflow habituel consiste d'ailleurs principalement à tout faire à la main : aller sur LinkedIn pour enregistrer le contact qu'on voit sur la carte de visite, chercher sur Google pour trouver l'adresse d'un blog perso ou le compte Twitter qui va bien. Faire ca pour un contact, ca va. Faire ca pour une vingtaine, ou plus, et le problème est bien réel. Avoir un appareil qui s'occupe de tout semble donc une solution idéale.

Oui mais...

Combien de personnes vont à des conférences ? Quel est le taux d'adoption potentiel pour ce genre de produits ? Bien que le produit (j'insiste) soit innovant et sexy, comment en faire la pub et comment faire en sorte que la masse l'adopte ? Enfin, et je vois ici le plus problème, E est une solution fort impersonnelle. Bien que le processus décrit avant soit contraignant (tout mettre à jour à la main), rien ne remplace une carte de visites. Une carte de visite, c'est l'âme de la personne/société/cabinet matérialisé sur un bout de papier. La typo utilisée, les couleurs, l'utilisation de l'espace, il y a des millions de choix possibles et chacun essaye de rivaliser d'originalité pour sa carte de visite. Comment alors remplacer son utilisation ? Peut être que E devrait avoir un petit écran digital permettant de restituer le logo et/ou la carte de visite en entier de la personne qu'on vient juste ... (je cherche le bon mot) d'ajouter à son carnet d'adresses par un simple geste.

Personnellement je trouve le concept génial, car terriblement innovant et pourtant si simple dans son idée et son exécution. Un produit à suivre, assurément. Et pour les fanatiques de print magnifiques, allez sur la galerie Flickr de la compagnie, ca vaut le coup.

mardi, juin 10 2008

Le crowdsourcing, ou comment impliquer la communauté dans un business

Je vois apparaître de plus en plus le phénomène : le crowdsourcing. Pour résumer, il s'agit d'utiliser la créativité, l'intelligence et le savoir-faire d'un grand nombre d'internautes, et ce, au moindre coût. Malin. Voici quelques exemples de sociétés qui demandent de l'aide à la communauté.

La société kluster, qui possèdait déjà d'un produit pour aider la communauté à penser collectivement à des nouveaux concepts, vient de sortir NameThis. Son but est de permettre aux entreprises qui ont une idée (de boites, de nouveaux produits, de leur nouveau site internet,...) mais pas de noms, de demander de l'aide à la communauté, qui se chargera de lui en trouver un pour elle. Le business model est clair : les entreprises payent Kluster pour la mise à disposition de sa communauté, et Kluster se charge ensuite de rétribuer ceux qui auront contribué à trouver un nom.

Le portail irlandais Catwalk Genius permet, elle, à la communauté "d'adopter" un designeur d'habits (j'ai honte mais je ne me souviens plus de la vraie traduction francaise). Chaque designer est "divisé" en 5000 parts, et chaque part coûte 14 euros. Lorsque les 5000 parts sont vendues, le site met à la disposition du designer 70 000 euros pour réaliser une collection dans les six mois. Les bénéfices de la vente de cette collection sont ensuite redistribués aux possesseurs des parts, aux designeurs et à la société. L'idée est intéressante, 5000 parts me semblent tout de même être un chiffre énorme et le site est super laid.

Un niveau au dessus : BeerBankRoll permet à la communauté de posséder une brasserie et le pub qui va avec. Pour cinquante euros, n'importe qui peut devenir propriétaire d'une partie du concept. Tout est géré par la communauté : choix de l'emplacement, choix du goût de la bière produite, choix du cabinet de consulting pour le marketing... L'idée est à mon sens très intéressante et ouvre des possibilités que je n'avais jusqu'alors pas envisagé.

Et vous, vous en pensez quoi ?

dimanche, juin 8 2008

De l'importance de gérer son image de marque

Il a encore raison. Je partage totalement son analyse qu'il décrit d'une manière bien plus élégante que ce que je n'aurais jamais pu faire. Je cite ce qui m'a le plus marqué :

Une marque se doit avant tout de faire rêver en peaufinant son image et en sortant régulièrement de nouveaux produits de grande qualité attractifs.

La marque Moleskine dont je parlais la semaine dernière, a parfaitement réussi ce challenge. Et ce qui est beau, dans toute cette affaire, c'est que cette règle s'applique également pour les entreprises du Web 2. Les entreprises de ce secteur ignorent bien souvent les fondamentaux qui s'appliquent si bien aux autres entreprises :

  • Contrôler son image. Les services web 2 ignorent trop souvent ce principe si évident. Laisser aux gens la possibiité de faire de la fausse publicité sur son produit est extrêmement dangereux. Rumeurs, propos déformés, chacun y va de sa propre analyse, les rumeurs persistent et deviennent des vérités 'parce que tout le monde l'a dit'. Regardons par exemple Twitter, qui lasse par ses constantes interruptions de service sans jamais vraiment communiquer sur ces pannes ou sur leurs origines. L'image, pour les entreprises web 2, se contrôle pourtant plus facilement que dans d'autres domaines et ces entreprises devraient le savoir mieux que n'importe quelles autres. Le blog d'entreprise est une première étape essentielle, elle permet à un très faible coût d'avoir de véritables retours sur le ressenti des utilisateurs. Celui ci se doit d'être constamment mis à jour (le plus, le mieux), et se doit d'être suivi régulièrement par les auteurs de ce blog, ne serait ce que pour répondre aux questions posées dans les billets. Plus on communique, plus la communauté nous soutiendra. Et même si on se plante, disons le. Ils comprendront. Une deuxième étape est de répondre constamment à ce que la presse peut écrire sur la société, en publiant communiqué de presse sur communiqué de presse. Ne jamais se laisser faire, voici la solution.
  • Sortir constamment des nouveaux produits, ou peaufiner le produit existant pour le faire devenir plus attractif que les concurrents. Un site web doit rester constamment à l'écoute de ces utilisateurs (et pourtant, c'est tellement facilement oublié), corriger ce qui agace le plus, enlever les fonctionnalités inutiles. Ensuite, elle se doit d'innover constamment, tout en s'assurant que chaque aspect du produit soit peaufiné dans les moindres détails. Et si le produit n'a pas atteint la qualité maximale, le sortir quand même en informant les utilisateurs. Ils comprendront et seront patients, si on communique avec eux.
Il est vrai que ce que je raconte dans ce billet est tiré de ma propre expérience (j'ai travaillé pendant un an chez Dailymotion). J'ai toujours crû à ses valeurs, sans jamais avoir eu l'occasion de les mettre en oeuvre, malheureusement.

mercredi, juin 4 2008

Idée : un magazine du Divx en ligne

C'est mercredi, c'est l'heure de donner des idées. J'aime le cinéma, j'aime les films mais j'ai deux défauts : je suis un peu radin et j'aime pas me déplacer. D'où mon intêret pour les fameux Divx. Mais encore, choisir un divx devient compliqué. Je procède en deux étapes : je me dirige vers des sites comme Fnac.com, Dvdrama pour regarder les sorties de DVD, puis je fonce sur Mininova pour chercher si le film est en Divx quelque part. Le cas échéant, je le prends.
L'idée du jour est de créer un site qui traiterait de "l'actualité du divx". Il couvrirait les sorties de la semaine, la qualité des différentes releases, la disponibilité en termes de langue, et fournirait en plus les liens des fichiers torrent appropriés. Bref, un vrai magazine du Divx. Allez, lachez vous : notez l'idée de 1 à 10.

De l'importance d'inclure les employés dans les décisions d'aménagement

L'histoire du récent aménagement du bureau à Zurich de Google a quelques lecons intéressantes à donner. L'agence Camenzindevolution a réussi le pari de répondre exactement à la demande de Google, tout en restant strictement dans le budget alloué. On le sait, la plupart des entreprises dépense des fortunes dans la restructuration des espaces intérieurs, sans jamais se soucier de la manière dont les employés utilisent cet espace ou intéragissent avec lui. La première démarche du cabinet fut d'interviewer les 350 employés, dans le but précis d'inclure leurs idées dans le process de redesign de l'espace intérieur. Le cabinet de design est parti des principes suivants : le personnel sait mieux ce qui fonctionne qu'un board de décideurs; inclure le personnel dans les décisions de réaménagement leur permet de mieux s'approprier l'espace et leur donne un sentiment de considération.

Tout au long du processus, une sélection d'employés choisie pour représenter l'ensemble du personnel a analysé, approuvé ou rejeté toutes les propositions de l'agence Camenzindevolution. Celle ci n'a d'ailleurs jamais recu la moindre consigne des dirigeants; elle s'est laissée entièrement guidée par les consignes du personnel. Un psychologue a été chargé d'établir puis de dépouiller les résultats d'un questionnaire donné à chaque Googler pour permettre d'identifier les demandes (en terme d'aménégement) qui avaient attrait à l'émotion et les autres qui avaient attrait au côté pratique.

Cet exemple est la démonstration que Google est encore une fois une société innovante, utilisant des méthodes avant-gardistes pour permettre à ces employés de se sentir bien dans un lieu où ils passent tellement de temps. Mes expériences professionnelles passées m'ont trop souvent montrer que les "directeurs" prennent des décisions arbitraires sans connaître ce qui se passe sur le terrain (alors que même ce terrain peut être deux étages plus bas), sans même se soucier de l'impact qu'une restructuration peut avoir sur le travail au quotidien d'une équipe. Inclure les employés dans la prise de décision, dans une certaine mesure, pourrait être la première étape vers une entreprise plus intelligente.

Photos et article inspiré de The Cool Hunter.

dimanche, juin 1 2008

La force du Moleskine

Moleskine. Ceux qui savent ce que c'est, peuvent comprendre l'incroyable attachement des gens à cet objet. Il y a encore un mois et demi, je ne connaissais pas le mot, et j'ignorais même son existence. Et voilà que je suis aujourd'hui un de ces fanatiques utilisateurs.

Définition Le Moleskine, c'est un calepin, un bout de papier, un journal. Rien de plus. Mais quel calepin ! Chaque Moleskine est caractérisé par une couverture en carton recouverte d'une fine toile, avec une bande élastique pour maintenir le carnet fermé et une tranche cousue qui permet de le maintenir à plat lorsqu'il est ouvert.. Il en existe différentes formes, adaptées au besoin de chacun : pour les écrivains, les peintres, les griboulleurs, les sérieux,... Historiquement, le Moleskine est connu pour avoir été utilisé par Picasso, Matisse et Heminghway, entre autres. En 1986, le fabriquant originel (provenant de Tours en France) meurt, et le célèbre cahier disparaît.... pour réapparaître 10 ans plus tard. En 1996, la société italienne Modo & Modo en dépose la marque déposée, le commercialise, et fait assez de PR pour lui faire connaître le succès qu'il mérite. Et je dois dire qu'au sein de la communauté "créative", le Moleskine est une relique précieuse.

L'incroyable engouement Bien qu'il ne s'agisse que d'un morceau de papier, le Moleskine connaît un succès incroyable dans les milieux créatifs. L'objet fait même la cible d'une communauté sur le web (myDetour), où les gens y montrent leur dessin, schéma, annotations (à visiter sur myDetour Gallery). Je vous invite à y faire un tour, certains sont vraiment magnifiques. Finalement, le Moleskine, c'est la remise au goût du jour du journal intime. On y note ses idées, on gribouille dès qu'on a le temps, on se prend à en caresser la couverture avec un sentiment tout paternel. Il faut vraiment en posséder un pour comprendre l'effet qu'il procure. Chaque Moleskine est unique, parce qu'il traverse le temps avec son propriétaire; parce qu'on passe tellement de temps avec, dans nos voyages, dans notre sac, dans les réunions, qu'on le personnalise petit à petit en collant post-it sur post-it, en ajoutant des autocollants.

Conclusion Pour conclure, la société Modo & Modo a réussi à prendre un objet somme toute assez banal, et a réussi à le sublimer, à le rendre désirable. La leçon à retenir est que chaque objet peut devenir magnifique. Une des stratégies à adopter est peut être (c'est le gars qui n'y connaît rien qui dit ca) de produire un objet, le rendre utile et ensuite beau, et d'infiltrer le marché (peut être une niche ?) dans lequel on pense pouvoir le mieux le vendre. Ici, il s'agissait du monde des créatifs, et ca a marché. Si quelqu'un veut rajouter quelque chose à tout ce charabia, allez y.

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