A propos de ce journal Ce journal traite d'idées d'entreprises, de bonnes pratiques web, de HTML et des raisons d'utiliser CSS3. Je me nomme Régis et j'ai réalisé, pour le moment, Alistof et TotalWireframe. D'autres projets suivront. Si vous souhaitez me contacter, .

Des sites sur l'ergonomie

Je ne connais pas un seul site sur l'ergonomie, fait par un humain se considérant ergonome, qui soit intéressant. Pas un seul. Ils sont tous pour la plupart des ramassis de blabla ponctué de captures d'écrans avec pleins de schémas inutiles, le tout décrit avec très peu d'humour. En revanche, ceux qui cumulent les compétences de webdesigner et d'ergonome, sont particulièrement vivants, beaux, instructifs et parfaitement écrits. Ce qui m'amène à la perinnité de ce métier que je couvrirais dans la deuxième partie de cet article qui sera, je le sens, passionnant.

Définition d'un ergonome

Beaucoup de noms : ergonome (terme que je n'aime pas particulièrement), User Experience Designer (encore plus pompeux), Visual designer (pas mal celui la). Bref, des termes qui définissent finalement tous la même chose : concepteur d'interface qui est subjectivement facile à utiliser. Subjectivement, car si on dit les choses clairement, l'ergonomie n'est pas vraiment une science exacte et une bonne interface, pour autant que ca veuille dire quelque chose, ne sera jamais appréciée de la même manière par tout un chacun.

Quel est le problème avec les ergonomes ?

Le problème, c'est qu'il n'existe pas vraiment d'études pour se lancer dans ce genre de métiers. La compétence, on l'acquière avec l'expérience, en travaillant comme webdesigner, ou comme chef de produit, ou en faisant quelque chose dans une boite qui fait des sites webs. On lit des bouquins de gens qui ont du bon sens, et qui utilisent ce bon sens pour indiquer des vérités qu'au fond, on connait tous mais que nous n'avons jamais voulu investiguer, par paresse ou par manque d'intelligence. Ou alors on lit des personnes comme Jakob Nielsen, des références dans le milieu. Problème avec cette dernière catégorie de personnes : ils ont étudié tellement longtemps l'egonomie théorique qu'ils sont souvent 1) éloignés des réalités que vivent les entreprises, 2) incompétents à faire peur dans le domaine du design. Preuve en est le site useit.com qui doit être un des sites les plus laids de l'univers connu. L'ergonomie est loin d'être une science exacte et il faut faire avec.

L'avenir du métier

Je considère que la meilleure manière pour un ergonome aujourd'hui de briller, c'est d'être à la fois webdesigner, graphiste, programmeur et ergonome. Donc de finalement cumuler plusieurs compétences qui se croisent. Sans connaître parfaitement les limites de CSS et d'HTML, comment concevoir une belle interface, ou une interface innovante ? Comment réinventer de nouveaux concepts en se basant sur l'existant et sur les nouvelles technologies à venir ? Avec les conditions économiques difficiles, la plupart des entreprises ne pourront pas indéfiniment se payer des ergonomes ainsi que des graphistes talentueux... Il faudra savoir cumuler un grand nombre de domaines d'expertise pour tirer son épingle du jeu. Dommage, car je suis censé être un ergonome et je ne sais pas manier le graphisme.

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Les hauts faits adaptés au monde du web

Dans la dernière extension de World of Warcraft, Blizzard a apporté le concept de Hauts-faits. C'est un ensemble de défis qui sont lancés aux joueurs, rendant le jeu encore plus addictif. Dans le désordre, on propose aux joueurs de finir toutes les quêtes d'une région donnée, de finir tel boss avec tel niveau de difficulté en moins de X minutes, ou encore de tuer 15 poulets en moins de 3 minutes. C'est très marrant, très varié et il existe plus de 700 défis de ce genre à l'heure d'aujourd'hui dans le jeu. Et la réaction des joueurs par rapport à ce système est tout simplement fascinante... c'est à celui qui aura le plus de points, le plus vite possible, et aucun défi n'est assez difficile.

Récemment je me suis dit que ce genre de fonctionnalités pouvaient être facilement implémentés dans un réseau social actif. Evidemment, les défis à trouver devraient être variés et surtout, ne pas être assimilable à du spam. Ma grande reflexion du jour est de savoir s'il faut en faire un site à part, qui proposerait une API de "défis" à réaliser à l'intérieur d'un site donné, ou s'il faudrait que chaque site intègre les défis qu'il souhaite. A vu d'oeil il me semble plus intéressant d'en faire un site à part, afin de centraliser l'ensemble des activités d'un utilisateur sur un même site, et d'en faire ensuite un classement.

On ciblerait les sites les plus connus, comme Digg, Twitter, Facebook, etc... et on proposerait des défis pour chaque. Pour Twitter, on pourrait mettre trouver les défis suivants :

  • avoir 1000 followers
  • avoir poster plus de 1000 messages différents (l'api étant assez maline pour savoir s'il s'agit de spam ou non)
  • avoir eu plus de 300 réponses à un seul message (via les @ des followers)
  • avoir eu plus de 15 personnes qui arrêtent de vous suivre en moins de 48 heures

Pour Digg, on compterait le nombre de messages postés, le fait d'avoir eu plus de 1000 diggs sur un article qu'on soumet. Pour Facebook, avoir plus de 1000 friends serait une première étape.

Chaque défi aurait plusieurs palliers. Pour Twitter, le premier but serait d'avoir 10 followers, puis 100, puis 1000 et le must, 10000. Et ainsi de suite pour chaque défi. Au fur et à mesure que le site où est implanté la notion de défi évolue, les défis évolueront naturellement.

L'API serait assez solide pour ne pas être crackable, et il faudrait évidemment une collaboration de la part des sites sur lesquels on réalise ces haut faits. Au pire on pourrait utiliser dans un premier temps les API des sites tiers pour faire les premiers défis.

Quel intérêt me direz vous ? Aucun. J'y vois un autre moyen de mesurer sa réputation en ligne et son intégration dans les réseaux sociaux. Certes, avoir plus de 200 amis sur Facebook ne représente pas grand chose, mais ce système serait parfait pour toutes ces personnes aux égo énormes qui veulent mesurer leur importance.

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De l'importance des petits "plus"

Petite note d'humeur. Hier j'étais chez le coiffeur et je crois que j'ai assisté à la meilleure expérience "coiffure" que j'ai jamais passé. Se différencier quand on coiffe est relativement ardu : n'importe quel coiffeur un minimum talentueux, est capable de couper raisonnablement bien. Mais de là à se dire qu'on a passé un formidable moment...

Voici les petits détails qui tuent. A l'entrée, on est accueilli très chaleureusement. Les fauteuils sont très confortables et à peine assis, on nous propose un rafraichissement : thé, café, coca. Déjà, très classe. Puis, une femme vient pour le shampoing. Et là c'est l'extase : ce n'est pas un simple shampoing. C'est un véritable massage du cuir chevelu qui dure une bonne dizaine de minutes. Un régal absolu. Ensuite vient la coiffure avec quelqu'un qui parle juste assez (c'est à dire ni trop peu, ni trop).

Ce sont des petites attentions qui font que je vais recommander ce salon à tout le monde. Quand on ne peut pas se différencier sur le core product, il faut se différencier sur tous les services "à côté" qui font toute la différence.

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Vers un web emotionnel

J'en ai déjà parlé à quelques reprises (en parlant de Flixster mais aussi de Last.fm), mais l'idée me hante de plus en plus et je me dois de la partager pour recevoir un peu de votre feedback.

Aujourd'hui on est dans un monde plus social que jamais. Tous les sites au monde auront bientôt la fonctionnalité "status" que chacun peut s'amuser à définir selon son bon loisir. Rien de bien neuf, aucune nouveauté. Je prédis que 100% des sites médias auront des fonctionnalités copier/coller à celles de Facebook, dans un futur très proche, montrant ainsi que ces sites ne sont capables que de copier et de rarement innover.

Je propose quelque chose de neuf. Je ne sais pas si la sauce pourrait prendre mais je propose, et vous jugerez.

Laissez-moi d'abord vous parler du comportement de navigation sur Internet de la société chinoise. Les chinois surfent comme on surfait il y a longtemps. C'est à dire qu'ils passent leur temps à jouer de la souris, sans jamais mettre la main sur le clavier, en se laissant guider de sites en sites, au gré de leurs souris (source). Ce sont des utilisateurs qui ne prendront pas pour la plupart le temps d'écrire des commentaires pour exprimer leurs opinions. C'est cet état de fait qui me fait reflechir à ce qu'on pourrait améliorer pour permettre aux gens comme vous et moi de décrire ces états d'âmes, sans pour autant participer activement. Il faudrait mettre sur chaque contenu des boutons d'actions permettant de qualifier la manière dont on se ressent après avoir lu, vu ou écouté ce contenu. Ces boutons pourraient être du type case à cocher, liste déroulante, images... décrivant précisément comment on se sent : "Joyeux", "triste", "blasé",... On pourrait ainsi facilement faire remonter non seulement les articles les plus vus ou les plus commentés, mais également les contenus qui boulversent le plus, ou ceux qui sont les plus apporteurs de bonne nouvelle de la journée. Il me semble important de fournir des éléments bien mis en évidence et ne demandant qu'un seul clic de souris, pour permettre au plus de gens possibles de participer, sans qu'ils aient à faire une vraie action active (->taper au clavier).

Dans un même ordre d'idée, on pourrait imaginer que Facebook permette, en plus de pouvoir indiquer son status, de noter son humeur de la journée (triste, mausade, joyeux, amoureux,...), donc son "moi profond", et que cette émotion puisse naviguer de site en site (au moyen du fameux Facebook Connect) pour changer dynamiquement le contenu qui nous est proposé. On pourrait même pousser le vice en demandant à Internet de nous proposer du contenu qui irait soit dans le sens de notre émotion (contenu triste quand on se sent triste) ou alors dans le sens opposé (propose moi du contenu joyeux car je me sens triste).

Je fume un peu mais je crois que ce sera une des prochaines étapes du web : jouer sur nos émotions. Personnellement, j'adorerais indiquer à Facebook que je suis triste, et aller ensuite naturellement sur Youtube et ne me voir proposer que des chansons bien déprimantes... sans que je le demande. Les possibilités qui s'offriraient à nous me semblent déjà illimitées.

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Service de stockage de notation de musique

Nouvelle petite idée de service web pas bien méchante. J'utilise plusieurs lecteurs de musique à plusieurs endroits différents. Principalement au travail (Songbird) et à la maison (iTunes et Songbird). Problème : quand je trouve une super nouvelle chanson dans mon Songbird du travail et que je la note, mon iTunes de la maison ne saura pas que j'ai mis une super note à cette chanson.

Vous me voyez venir, sacripans. En fait je souhaite un service web qui fonctionnerait en plugin uniquement. Il permettrait de stocker "dans ce gros nuage qu'est le web" l'ensemble des notes qu'on attribue à une chanson. Ensuite, peu importe l'outil pour lire cette musique, on aurait en permanence accès à l'ensemble des notations pour la musique qu'on écoute. Le problème serait ensuite de synchroniser le tout et d'avoir en permanence un rating juste... surtout dans le cas où on utilise les ratings pour créer des playlists dynamiques.

Business model ? Aucun.

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Idée : un Twitter culturel

Je crois depuis longtemps que le scrobbling deviendra de plus en plus important au fur et à mesure des mois qui passent. On arrivera à un scrobbling complet de sa vie, sur le net. J'ai pleins d'idées sur ce sujet et je veux vous en révéler une aujourd'hui. Les autres viendront peut être plus tard, et sont beaucoup plus sérieuses.

Twitter, tout le monde connaît. Il s'agit de dire des bouts de phrase de 140 caractères max pour dire au monde à quel point sa vie est géniale. Je propose le Twitter de la culture, ou comment garder trace de toute son activité culturelle, au fil du temps.

J'explique le concept. A chaque fois qu'on regarde un film, qu'on finit un livre, un épisode de sa série fétiche, qu'on écoute le dernier podcast d'Eric et Ramzy (en ont-ils un au fait ?) ou qu'on a vu un musée, on passe par Twitter pour le noter, en préfixant le post par #[élément culturel]. En pratique, quand on vient de voir le dernier Will Smith, on écrit dans son twitter : "#movie Hancock 1/10". C'est tout, rien de plus. Les autres tags seraient #book, #serie, #music, etc...

Ensuite, la page de ce Twitter culturel permettrait une chose simple : on entre le username d'un compte twitter, et le site cherche toute l'activité culturelle de cette personne sur Twitter au moyen de l'API Summize. On trie les résultats par catégories Films, Séries, bouquins... et on affiche le tout dans des graphiques en flash tout jolis. A la fin, on offre donc quelque chose à forte valeur ajoutée pour l'utilisateur : il peut mesurer très précisément le nombre de films qu'il a vu pendant les 6 derniers mois (on peut indiquer n'importe quelle échelle de temps) ou combien de temps il a passé à mater des séries. Tout serait super bien classées et on permettrait de créer n'importe quelles statistiques.

Par extension, le top serait que des sites comme Flixster crée une entrée dans notre Twitter, en utilisant ce formattage, quand on note un film (ainsi que tous les autres sites dit web 2, qui permettent de mesurer une activité culturelle : LibraryThings pour les bouquins, par exemple).
Je voulais développer cette idée, mais comme d'habitude j'ai eu la flemme, donc je la partage pour connaître votre avis.

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Flowerbox, la nature sur vos murs

ll y avait longtemps que je n'avais pas eu un coup de coeur, une petite claque à la figure, en visitant un magasin. La dernière fois, c'était chez Abercombrie. L'ambiance qui se dégageait, la manière inédite dont étaient présentées les fringues, la qualité esthétique du personnel... Bref, j'étais agréablement étonné.

En me baladant samedi sur la très chouette rue Saint Denis de Montréal, je suis tombé sur une boutique qui m'a donné la même sensation. Le concept est très simple, comme souvent avec les bonnes idées. Le nom : Flowerbox. La baseline : "Accrochez la nature à vos murs". Le principe : mettre des fleurs ou des plantes miniatures dans un cadre. Les plantes sont mises dans un compost spécial 100% naturel qui permet de garder l'eau. 

Il faut voir la boutique pour se rendre compte comme ces "tableaux" sont du plus bel effet. Il existe plusieurs supports pour les plantes : en carton (il rend d'ailleurs plutôt bien), en métal, en bois. Les variations sont ensuite infinies, vu le nombre important de couleurs et de plantes à disposition.

Flowerbox est un concept né en France, à Marseille. L'entreprise s'est ensuite développé dans quelques autres villes francaises, comme Toulon ou Paris. Ils viennent de sortir une nouvelle boutique à Montréal. Et je pense que ca marchera...

Pourquoi ais je eu le coup de coeur ?

  • Le produit surfe sur la tendance "nature" et écolo qui sévit depuis quelques années et qui prend de plus en plus d'importance, surtout dans les grandes villes.
  • Le produit est simple :  on parle ici de plantes à mettre dans un pot. Rien de bien compliqué. Mais la réalisation est à la hauteur. Un produit simple, dans un package superbe, qui rend le tout désirable.
  • La boutique est un modèle du genre : un espace relativement grand, peu de produits mais superbement mis en avant, avec l'éclairage au bon endroit. Nous sommes plus près d'un Apple Store que d'un Dollarama.
  • Des prix raisonnables. Le bon produit, au bon prix. Que demander de plus ?

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